Aïn-EL-Turck La Plage

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Dernier adieu à Robert

In Memoriam


En ce 3 avril 2014, les obsèques de Robert ont eu lieu en présence d'une foule considérable de parents et d'amis venus lui rendre un dernier hommage.
Venus lui dire leur reconnaissance de les avoir rassemblés quand ils étaient dispersés, de les avoir écoutés quand ils avaient besoin d'une oreille.
Venus lui dire tout l'amour qu'ils avaient pour lui, lui qui en avait tant donné aux autres.
Venus aussi apporter leur soutien affectueux à Nicole, à leurs enfants et petits-enfants.

Au cours de l'émouvante cérémonie, ses deux fils, Philippe et Laurent, et son petit-fils Mathéo ont bien voulu partager avec nous tous, ces souvenirs de leur père et grand-père qui, jusque là, n'appartenaient qu'à eux, à travers les 3 textes qu'ils nous ont permis de publier.
Qu'ils en soient remerciés.


Texte de son fils Philippe


Je réalise à l’instant…

Lorsque je regarde cette photo de mon père,
Avoir fait pas mal de choses avec lui,
Mais c’est la première fois que je partage un micro.

Mon père est né en Afrique.
Mon père est mort en Afrique.
Je remercie mon frère d’avoir bondi là bas pour épauler maman,
Je remercie Claude, Germaine, Bhari et Sadia pour avoir œuvré dans l’urgence,
Je remercie Fabienne qui est fidèle au concept de famille qu’avait papa,
Et  bien sûr la famille rassemblée
Et tous les amis présents aujourd’hui.

J’ai toujours vu mon père impliqué au service des autres,
Impliqué dans la cohésion de sa propre famille,
Impliqué dans des associations de Volley ou tennis,
Impliqué dans des amicales de rapatriés d’Algérie et d’ailleurs,
Impliqué pour faire cuire des dizaines de moutons,
Impliqué pour organiser des soirées ou des vacances,  
Impliqué aussi les lendemains, pour tout nettoyer,
Impliqués souvent sans compter,
Impliqué sans jamais rien demander,
Et prenant souvent sur lui en silence, évidemment
Car il y a toujours un Homme sous les plus belles armures.

Mon père maitrisait mal les concepts politiques de notre société moderne
Mais il était particulièrement efficace dans l’action
Et c’est bien la première fois que je le vois aussi immobile.  

Il a été un père disponible pour ses enfants.
Il a ensuite été un grand père formidable,
Donnant là encore du temps sans compter à chacun.
Je remercie vraiment ma mère de l’avoir épousé il y plus de 50 ans.

C’est toujours compliqué la mort de son père,
Parce que c’est la mort
Et parce que c’est un père.

La mort nous éviscère.
Mais elle nous pousse aussi de l’avant
J’étais une branche dans une famille,
Désormais, je deviens un morceau du tronc,
Je porte à mon tour des branches, des feuilles et des fruits,
Mais se sont bien toujours les racines qui me nourrissent.

Mon père est mort en Afrique.
Mon père est mort comme il est né.
Entouré d’amis, au soleil, à 25m de la mer,
Il retrouvait ses repères aux Embiez, près de Toulon,
C’est donc là qu’il sera dispersé prochainement.
C’était sa volonté et je la trouve magnifique,
Il sera un peu avec nous chaque fois que nous naviguerons.

Le bonheur reste compliqué et souvent éphémère.
Et, comme le dît simplement Jacques Prévert :
On le reconnait souvent au bruit qu’il fait,  en partant…



Message de son fils Laurent


ADIEU PAPA

Il y a des jours plus difficiles  que d’autres au cours d’une vie, des jours ou la vie ne tient plus qu’à un fil et puis s’en va.
Tu nous as quitté tôt, beaucoup trop tôt : c’est un coup dur pour nous tous réunis ce jour.
Difficile de résumer en quelques mots, le parcours de toute une vie, ce que nous avons vécu et partagé ensemble,
Alors je dirais simplement que Papa avait 3 passions dans la vie.
SA FAMILLE : Sa femme avant tout, ses enfants et petits-enfants sans oublier ses frères et sœurs, nièces et neveux et nombreux cousins.
SES AMIS : ceux de son enfance, du BTP, CHTO GAILLARD et bien sûr,
AIN EL TURCK : Ceux qu’ils appelaient tendrement "sa deuxième famille" le clan des pieds noirs, qu’il avait réuni à force de bras, en créant son association  AIN EL TURK en 2001, du nom du village où papa est né, en Algérie.

Pour tous, Il était considéré comme un PILIER  qui savait rassembler et fédérer. Il paraissait indestructible.
C’était un homme toujours à l’écoute, d’une grande disponibilité, entièrement dévoué au service des autres.
C’est à ses côtés que j’ai appris réellement le sens de l’amitié. Difficile de l’égaler sur le sujet tant il avait d’amis.
Au sein de la famille, il était incontestablement le chef de clan, le sage que l’on écoutait et qui n’avait de cesse de résoudre les tensions ou petits conflits parce qu’il souhaitait avant tout que sa famille – toute sa famille - vive en harmonie. Je laisserai le soin à ses amis d’enfance, Bhari, de CHTO GAILLARD, Dany et Paul, et de son association AIN EL TURK de parler de lui en tant qu’homme.

Je vais m’attacher à parler de lui en tant que père.
PAPA c’était tout simplement mon héros, mon modèle.  
J’ai d’abord cru qu’il était moniteur de sport tant il aimait pratiquer :

- Champion d’ORANIE en Natation,
- Judoka averti,
- Volleyeur accompli

Il a progressivement découvert et pratiqué tous les sports :
ski, tennis, foot, à 50 ans il décidait de courir son 1er Marathon, et plus récemment il s’était mis au GOLF,
Peu lui importait le niveau, ce qu’il aimait avant  tout, c’était jouer.  
Mais si je devais retenir les 2 sports qu’il pratiquait le mieux, aux yeux de tous, c’était sans aucun doute : la pêche aux oursins, agrémentée d’un bon rosé frais.
Eté comme hiver, muni d’une bonne combinaison de plongée, quel que soit l’état de la Mer, il se baladait tranquillement en apnée pour effectuer sa précieuse récolte, armé  d’une corbeille et du crochet en métal fabriqué par son père.
Rien ne lui faisait plus plaisir que de remonter à la surface, la corbeille pleine, pour les découper et partager ces moments exceptionnels avec sa famille et ses amis.
Il aimait tellement ça que je crois que s’il avait pu mettre des oursins dans notre biberon, il l’aurait fait... !
Ce goût iodé s’est ancré dans ma mémoire dès l’âge de 3 ans et ne m’a plus jamais quitté…
Le deuxième sport qu’il pratiquait à merveille c’était l’organisation de méchouis, parce que oui, préparer plus de 20 moutons pour les copains, c’est du sport !  
Il n’est pas une personne à qui il ne faisait pas une joie de faire gouter la peau grillée du mouton : du Mouton cuit au feu de bois en passant par le célèbre Mouton BITUME enrobé de papier alu sur le chantier, la recette n’avait plus de secret pour lui…

PAPA nous a encouragés à pratiquer tous les sports : Il nous a tout appris :
A nager d’abord, puis très vite, à plonger en apnée, en bouteille, à faire de la planche à voile, à skier, à jouer au Volley sur la plage, les pieds dans le sable, au Tennis. Il voulait que l’on découvre un maximum de sport individuels et collectifs – il y tenait – car Il nous disait toujours : "le SPORT c’est la VIE".
Si je devais retenir un souvenir parmi tant d’autres, à ses côtés, je choisirais la plongée que nous pratiquions ensemble : la première en 1985, au mois de février, dans le lac d’Aiguebellete près de Chambéry. J’avais 16 ans. L’eau était à peine  2 degrés, il neigeait : on voyait en  surface, les voitures passer avec des skis sur le toit et nous, nous étions là, au milieu du lac, encordés l’un à l’autre, pour des raisons de sécurité. Nous avons cassé la très fine pellicule de glace qui commençait à se former, pour s’immerger par 20 mètres de fond. Mon corps tremblait de froid, on ne voyait pas à 80 cm. Nous avons touché le fond du lac ensemble, PAPA m’a demandé de m’asseoir et me faisait signe de m’apaiser. Il faisait nuit noire, nous étions reliés par le faisceau de la torche, assis à genoux, nous avons passé 10 min assis là à rien faire : il était dans son élément, en méditation, heureux sous l’eau à mes côtés.  Je me sentais en sécurité. Une fois remonté à la surface, je lui disais : "Papa ? Pourquoi on plonge ici ? Il n’y a pas âme qui vive dans ce lac, on devrait être sur une piste de ski en cette saison". Il m’a répondu : "si tu arrives à surmonter en Lac l’appréhension lié au froid, au manque total de visibilité et de repère vertical ou horizontal, tu feras un très bon plongeur en Mer… ".
Il me préparait.
Quelques mois plus tard, il nous emmenait Philippe et moi, effectuer notre première plongée profonde, sur la fameuse Barge au congre, au large de Port Cros par 48 mètres de fond….
Nous avons vu ces congres immenses s’avancer vers nous dans la claireté des eaux bleues : un magnifique souvenir à ses côtés.
Il nous a consacré un temps infini – le mot est faible – un temps invraisemblable pour le commun des mortels.  
Il nous disait toujours : "si vous consacrez à vos enfants le quart du temps que je vous ai consacré, ce sera déjà bien…".
On ne pouvait pas rêver meilleur grand père pour nos enfants : attentionné, disponible, dévoué.
Il adorait avec Maman, les prendre tous les 5 en même temps, le plus souvent et le plus longtemps possible. Rien ne lui faisait plus plaisir que de les emmener en Mer, des heures durant, avec Maman, pour les balader en bateau, leur faire faire du ski nautique et du Wake Board.
Aux copains que nous amenions à la maison, « Laurent & Pierre & Laurence » et tous les autres », il disait : « vous êtes ici comme chez vous ».  
Il avait un sens de l’hospitalité et une sensibilité exceptionnelle !
C’était PAPA…..
A tous ici présent, je voudrais vous dire :
"Ne soyez pas tristes"
Je veux que vous sachiez que papa n’a pas souffert : il est mort dans son sommeil, après avoir passé une très belle journée. Il  était sorti en Mer, pour une partie de pêche à la palangrotte qu’il qualifiait de miraculeuse :
"Plus de 30 kg en 3 heures !"
Il avait dîné au bord de l’eau avec Maman, face à la Mer, toujours, et disait à ses cousins : cette vue, cette plage, cette Mer me rappel mon village, Ain El Türck.
Il est mort "les pieds d’ans l’eau" dans une petite villa à 20 mètres de l’Océan. C’est tout un symbole.
Je vois là un signe du destin qui ne trompe pas.

Il est un proverbe Africain qui dit :
"Celui qui a planté un arbre avant de mourir, n’a pas vécu inutilement"
Je crois que l’on peut dire qu’il a planté autant d’arbres que de gens ici présents.
Nous sommes tous orphelins.
Une nouvelle vie démarre.
Je pense bien sûr et avant tout, à toi, Maman : tu es courageuse et forte : on surmontera ensemble cette épreuve. La vie reprendra son cours…
De petits ruisseaux, nous formerons une nouvelle rivière,
Papa est né et mort en Afrique sur ce continent qu’il aimait tant: il est parti en paix…
Je ne te remercierais jamais assez - papa - pour tout ce que tu as fait pour nous.

Adieu Papa !


Texte de son petit-fils Mathéo


Mon cher Papi, tellement de moments partagés avec toi…
Les vacances d’été, c’était toi et mamie.
Sans vous, les vacances n’étaient rien.
Avec toutes les bêtises que nous vous avions fait endurées, vous vouliez bien toujours que l’on revienne.
A croire que vous aimiez nos bêtises !
Tous ces moments passés avec toi sur le bateau, à Aqualand,
Tu nous as tous appris à nager, à skier et à faire du Wake Board.

J’espère que tu es bien où tu es.
Repose en paix !
Je t’aime…


Intervinrent ensuite ses amis Lyonnais venus lui rendre hommage en se remémorant les bons moments qu'ils avaient partagés avec lui et, dans une allocution particulièrement émouvante, son ami de toujours, Bahri ELFEGIR.


Texte de Bahri ELFEGIR

Nicole, en ces moments douloureux  nous te présentons nos sincères condoléances à toi, son épouse, sa compagne, à Philippe, Laurent et Fabienne,  ses enfants,  à Fanny , Athénaïs , Danaé , Ulysse,  Mathéo, ses petits-enfants,  à Gérard, Francette, Georges, ses frères et sœurs, ainsi qu’à tous ses parents et alliés.                                                          

Nous vous assurons de toute notre sympathie, de notre soutien et de notre disponibilité .

Tous ceux qui ont connu Robert, peu ou prou, sont bouleversés par sa disparition douloureuse en pleines vacances au Sénégal.

Robert, mon ami, mon frère,

Il m’est pénible de parler de toi au  passé et l’émotion m’envahit  mais c’est aussi un  sentiment de révolte qui me submerge car je trouve ta disparition  profondément injuste ! Pourquoi toi  et pourquoi si tôt ?

Toi dont Nicole avait encore besoin, toi son guide, son soutien,  et ce, au soir d’une vie heureuse, qui se brise, qui se casse, qui se disloque  brutalement.

Toi le Papy délicieux et complice, toi le père  toujours inquiet et prévenant, toi le frère rassembleur et serviable, toi l’ami le plus  fidèle et le plus généreux d’entre nous.

Mes premiers souvenirs de toi, Robert, remontent à l’école de notre village,  il y a 67 ou 68 ans, tu étais discret et réservé, je dirais même à la  limite de la tristesse ; durant ta scolarité,  tu cachais sûrement quelques blessures mais tu n’en as jamais parlé. Pourtant tu  semblais heureux  de vivre  dans ce  village, au bord de cette mer que tu adorais même si tu en as peut-être moins profité que beaucoup d’adolescents  de ton âge parce que tu disposais de moins de temps, tes loisirs, tu les passais à aider ton père  que tu épaulais mieux que le meilleur des contremaitres.

         

Je garde de toi aussi le souvenir d’un compétiteur et d’un grand sportif  (que tu es resté toute ta vie) que je voyais jouer au stade de la JSAET ou à celui  de la Borie, près de chez moi, ou encore  à celui  de la Marsa.

Avant d’aller faire ton service militaire  à Alger, on te voyait un peu moins à Ain El Turck et un peu plus à El Ançor  mais tu avais une bonne raison pour cela, cette raison s’appelait Nicole.

Puis tu as subi la grande blessure de 62, ce déchirement, cette déchirure, cette plaie qui ne se refermera jamais et que  tu porteras au tréfonds de ton être, toute ta vie.

Tu t’es reconstruit en France, en te donnant sans compter à ton travail, à tes collègues, à tes amis  et à ta famille  mais la petite flamme  de la nostalgie brulait toujours en toi.

Tu as transmis l’amour de cette mer  Méditerranée à tes enfants et à tes petits-enfants  et tu étais heureux quand tu te trouvais sur ses rives, sur ses plages, en France, en Espagne, en Turquie ou hélas, trop rarement à Aïn El Turck.

Je me souviens de nos dernières vacances à Calabardina en septembre dernier, de ton bonheur de faire des oursins  et de te baigner dans cette Mare Nostrum  que tu chérissais tant.

Mais plus que ton bonheur personnel, ce que tu recherchais dans la vie, c’était le bonheur des  autres  et particulièrement des Aïn El Turckois ;  l’Association que tu as créée, que tu as construite, que tu as portée, en est la meilleure preuve. Ta générosité n’avait pas de limites.

Tu étais heureux du bonheur des autres et  tu souffrais  pour ceux qui connaissaient la peine et le malheur et cette souffrance (ajoutée à la nostalgie permanente qui t’habitait et aux  différentes cicatrices),  te minait  car tu gardais tout au fond de toi ; et en empilant blessures sur blessures, il était fatal que ton cœur ne résiste pas.

Robert, mon ami, je ne reviendrai pas sur tes qualités, la bonté, la générosité, la gentillesse, la disponibilité, l’altruisme, la fidélité, l’honnêteté,  la droiture, mais seulement sur ton rêve dont tu nous as parlé plusieurs fois et qui était caractéristique de ta personnalité.

Tu rêvais de gagner le gros lot de L’Euro millions, comme tout le monde me dira- t- on, oui, mais toi c’était pour construire au bord de cette mer que tu aimais tant, et dans l’enthousiasme  de ton rêve utopique, à la Gramma ou au Cap Falcon de préférence, une maison de retraite  que tu mettrais gratuitement  à la disposition de tous les seniors Ain El Turckois  qui le souhaiteraient.

Robert, tu es parti mais pour nous tu n’es pas mort, tu as seulement cessé de vivre et  tu resteras toujours parmi nous, personne ne pourra t’oublier.

Tu es  né et tu as grandi là-bas, tu as vécu ici et tu es parti là-haut mais  il parait que là-haut c’est comme là-bas puisque Dieu a fait l’homme à son image et Il a  fait Aïn El Turck à l’image  du Paradis (et je sais de quoi je parle puisque je suis né à Paradis Plage)  "là-haut là-bas",  tu as retrouvé des copains partis avant toi, alors sois heureux.

Adieu l’artiste,  tu as bouclé la boucle ; on t’aimait bien tu sais. Tu nous manqueras beaucoup mais "t’inquiète’’,  Robert, on te  rejoindra  un jour. Prépare les boules, les cartes et l’anisette. En attendant, Repose en paix.

Tous tes amis pensent à toi et te saluent.

Bahri,  ton ami


Puis, ce fut au tour de Simone GARCIA-SALAS de prendre la parole au nom de l'Amicale

Texte de l'Amicale Aïn-El-Turckoise


Cher Robert,

Comme il nous est difficile d'accepter cette réalité : "tu nous as quittés".
Cette nouvelle nous a tous terrassés et nous voilà inondés de chagrin.

Tu représentais pour toute ta famille et tous les habitants d'Aïn-el-Turck, celui qui nous a rassemblés, qui nous a réunis et qui nous a permis de vivre de si grands moments de joie et d'intenses émotions.

Fondateur et Président de notre association, "l'Amicale Aïn-el-Turckoise", c'est toi qui as concrétisé ce qui n'était alors qu'un rêve : retrouver nos parents, nos amis, nos voisins, tous ceux que le vent de l'histoire avait éloignés.

Pendant ces "retrouvailles" que tu nous offrais, nous étions transportés dans notre village  natal, notre "paradis perdu" et cela nous aidait à guérir. Ce baume au cœur que nous ressentions, c'est à toi que nous le devions et nous t'en remercions, Cher Robert. Tu avais su créer "un pont d'amour et de tendresse " reliant le passé au présent par dessus la Méditerranée. Le plaisir et le bonheur que tu pouvais lire sur nos visages te comblaient.

Tu as été, Robert, notre "bienfaiteur" et tu resteras pour nous tous un modèle de gentillesse, de sympathie et de générosité.

Nicole, ton épouse, toujours présente à tes côtés,  aimante, discrète et efficace y sera associée car elle aussi a su apporter son aide et sa bienveillance.

Comme tu le souhaitais, nous essaierons de perpétuer les "retrouvailles à la Grande-Motte" le plus longtemps possible, pour nous rapprocher de toi,  par le souvenir. Tu seras toujours présent parmi nous.

Seules, la sincérité et la profondeur de nos sentiments nous aideront à surmonter cette douloureuse épreuve et ton image restera gravée dans nos cœurs.

À toi, Robert, encore un grand merci.


Enfin, Mme FLUCHER vint dire le beau poême de William BLAKE : Le Voilier.

Le Voilier

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit : "Il est parti !"
Parti vers où ? Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : "Il est parti !"
Il y en a d’autres qui le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux s’exclament avec joie : "Le voilà !"
C’est ça la mort !


Mis à jour le 23/06/2016
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