Aïn-EL-Turck La Plage

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Le monument aux morts

Notre village


Après la "guerre de 14-18", comme pratiquement tous les villages français, Aïn-El-Turck a voulu rendre hommage à ses enfants "morts pour la France" lors de cette première guerre mondiale. Un monument au morts, surplombant la mer, a été érigé à l'extrémité de la rue principale, la Grande Rue, qui deviendra plus tard le boulevard du Général Leclerc, sur la place nord, future Place de la Victoire. La stèle était surmontée d'un "poilu", armé d'un fusil, s'appuyant sur un bouclier et qui, de là, semblait surveiller tout le village.




Ce monument fut complété par un canon pointé vers le large qui est resté cher au cœur de tous les Aïn-El-Turckois.




"Il était rouillé, au retour de la plage, nous montions dessus et tirions sur des bateaux ennemis imaginaires. Puis pépé Jo nous achetait des glaces et nous rentrions chez nous 4, rue Pasteur."

Alain Le Nabour


"Quand je vivais là-bas, alors que j'avais entre 14 et 15 ans, je le voyais tous les jours, face à la mer. Quel beau pays pour moi."

Alain Roll



Doc. Marie-Paule Islic-Tournegrosse
Devant le monument, au début des années 40,
Robert Tournegrosse, Lulu Galibert et Michel Nabas


"Après notre départ, alors qu'il était destiné à la casse, toutes les pièces formant notre monument aux morts furent récupérées et entreposées au consulat de France à Oran.

M. Cusumano, vice-consul et originaire d'Algérie, s'occupa de le faire transférer dans une commune qu'il connaissait bien, Cournonterral, et qui consentit à l'accueillir en juin 1970. Il fut installé à proximité du terrain de boules. Il a été fleuri à chaque occasion par des compatriotes de la région.



Doc. Marie-Paule Islic-Tournegrosse


...
Le poilu a été déménagé sur une place plus discrète, repeint en vert ...


Photo : Marie-Paule Islic-Tournegrosse

...

Le canon, soi-disant allemand, trophée de guerre en piteux état, avait besoin d'une importante restauration, dont le remplacement des roues. Il fut stocké dans la cave coopérative.

En 1988, à Port-Vendres, une association, "Les amis de Sidi-Ferruch", a fait reconstruire le monument du Centenaire de l'Algérie précédemment édifié dans la presqu'île de Sidi-Ferruch, station balnéaire d'Alger.

En 1993, M. Brazier, président de cette association, fut alerté par un membre du Cercle Algérianiste de Cournonterral de l'état du canon. Ils ont bien voulu, non seulement récupérer le canon, mais surtout le restaurer en 1997-1998, pour un montant de 36 925 F.

Le canon a pris place à Port-Vendres, au pied du monument de Sidi-Ferruch et est fleuri chaque année, le 14 juin, au cours d'une importante cérémonie qui rassemble civils et militaires."

Extraits du texte de Robert Costa dans la Lettre d'Aïn-El-Turck
(Travaux de recherche effectués par M. Ange Marcos)

   

 


Le canon d'Aïn-El-Turck tonne à nouveau                                  Le canon et la stèle de Sidi-Ferruch au cap
                                                                                                         Béar à Port-Vendres



Simone Garcia-Salas


Notre village
Mis à jour le 23/06/2016
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