Aïn-EL-Turck La Plage

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Les églises (2)

Notre village


En savoir plus sur les églises d'Aïn-El-Turck
(Extrait de l'ouvrage "Eglises d'Oranie" de Jacques Gandini recueilli par Gilbert Ambit)


Face à la plage, dite "des Andalous", dominées par l'église, les maisons du village d'Aïn-el-Turck, encadrées de verdure, formaient au siècle dernier la rue principale, terminée sur le bord de la mer par une place semi-circulaire où se trouvaient le bâtiment réservé à la douane et une fontaine-abreuvoir. La plage d'Aïn-el-Turck servit toujours de point de débarquement aux janissaires d'Alger, lorsqu'ils venaient assiéger Oran. C'est également sur cette plage que débarqua en 1732, le comte de Montemar, parti d'Alicante ; il y culbuta les 40 000 Arabes venus s'opposer à la mise à terre de ses troupes. Il entra le lendemain dans Oran, que les Espagnols avaient été forcés d'abandonner vingt-quatre ans auparavant.

Dès 1837, on projeta d'installer un village de pêcheurs à Aïn-el-Turck mais il faudra attendre 1845, pour que le vicomte de la Teysonnière de la Loyère d'Archiac, attaché de France à Berlin, demande et obtienne en 1847 une concession dans la région. Ce pionnier "aux gants jaunes" projetait de construire en cinq ans un village en pierre sur le bord de la mer, près de la ferme d'Aïn-el-Turck récemment créée, mais ces charges ambitieuses lui apparurent vite trop lourdes et il renonça à son projet. En octobre 1849, les colons, inscrits pour obtenir une concession en cette région, attendaient avec impatience d'être mis en possession de leurs terres. Parmi eux, vingt étaient des habitants du "village neuf" de Mers-el-Kébir créé en 1845, qui alors périclitait. Le 11 août 1850, un décret sanctionna la création du centre de colonisation d'Aïn-el-Turck, près de la ferme Gouvion. En 1854, le village fut érigé en commune de plein exercice.

Saint-Antoine de Padoue, premier lieu de culte.



A partir de sa création, ce village fut desservi par le curé de Mers-el-Kébir, qui venait de temps en temps. L'abbé Cassan, alors vicaire à Saint-Louis d'Oran vint aussi célébrer la fête de Noël en 1853. L'érection canonique d'Aïn-el-Turck en paroisse eut lieu le 28 janvier 1857. L'église, placée sous la protection de Saint-Antoine de Padoue et d'un second titulaire : Saint-Pierre d'Alcantara, désignés tous les deux par l'évêque, mais seule la fête patronale de Saint-Antoine fut annoncée sur l'ordo. Les paroissiens, espagnols pour la grande majorité, respectaient toutes les fêtes d'obligation en Espagne. Ils avaient aussi une fête patronale civile le 13 août, consistant en amusement publics, fêtes de famille, etc. L'administration ne reconnut que cette fête car la fête de Saint-Antoine (13 juin) avait lieu dans un moment de pénurie générale et de travaux pressants; Aussi, malgré tout ce que put faire le desservant de la paroisse, le dimanche de la fête patronale officielle fut célébré comme tous les autres dimanches et passa inaperçu.

La construction de l'église débuta en 1850, les murs de la nef et chœur furent terminés en mai 1851 et bénits en même temps par l'évêque d'Alger qui y célébra la première messe. Achevée dans le courant de la même année, le culte n'y commença qu'en 1853. Dans cet intervalle, l'église ayant été polluée pour avoir servi d'habitation à plusieurs ménages, elle dut être officiellement "réconciliée". L'architecture était celle d'une maison d'habitation ordinaire dépourvue de toute décoration. Elle avait cinq fenêtres arquées sur les côtés latéraux. Les dimensions étaient de 15 m de longueur sur 8 et 5,75 de hauteur. Son unique autel en bois peint en faux marbre avec tabernacle, était placé dans une alcôve à voûte sphérique. L'église fut plafonnée en 1857 et sur les murs latéraux du vestibule fut bâti un clocher de 16 m de haut, terminé par un dôme. En février 1857, l'abbé Larcher, venant d'Aïn-Témouchent, fut le premier curé, remplacé en novembre 1868 par l'abbé Léon Caraman. En octobre 1870, l'église fut dévalisée pour la deuxième fois et dès cette époque les vols devinrent fréquents du fait de son éloignement du centre d'habitation. Dans l'église, on trouvait une lourde statue de la Vierge en plâtre doré qui fut souvent volée, croyant qu'elle était en or, et qu'on retrouvait toujours dans les buissons de palmiers nains entourant l'église, rejetée par les voleurs une fois constaté le peu de valeur de la chose.
Inventaire du 22 juin 1908 effectué en présence de l'abbé Louis Delmas, curé. Extrait du procès-verbal : "Eglise désaffectée édifiée sur le lot n°114 de la section C du plan d'urbanisme. Eglise à une seule nef éclairée par 8 fenêtres latérales munies de carreaux dont certains sont brisés. Elle a été construite par le service du Génie et aux frais de l'Etat. Elle a été, avec l'emplacement sur lequel elle est édifiée et ses dépendances, concédée gratuitement à la commune d'Aïn-el-Turck aux termes d'un décret du 1er mai 1879".

1910. Extrait d'un rapport établi par l'abbé Delmas et retrouvé à l'évêché d'oran : "L'église St-Antoine n'a pas été badigeonnée depuis qu'elle a été construite. Aussi ce monument, que le gouvernement se glorifie de nous laisser (après la loi de séparation des biens de l'Eglise et de l'Etat) tombe-t-il en ruine. L'église n'a aucun style et n'a jamais été consacrée, elle a eux autels ; seul l'autel principal possède la pierre sacrée. Le clocher est construit en pierre dure et se terminait par un dôme que la foudre a démoli en 1897. Il fut restauré "rugueusement" par le soin de l'assurance. La cloche sort des fonderies impériales et a pour parrain le général de Porandon et marraine Mme Gouvion. L'abbé Emile Huertas s'est servi de toute son influence pour obtenir de faire construire, contigu au presbytère situé en ville, un local qui lui permet de dire la messe tous les matins en semaine et d'y faire le catéchisme".

13 juin 1941. Lettre du chargé du service départemental des douairs d'Oran à l'évêque d'Oran : "J'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance l'autorisation d'installer dans la salle diocésaine Saint-Maurice à Aïn-el-Turck, un détachement de douairs des milices côtières. Actuellement, mes miliciens sont cantonnés dans l'ancienne église désaffectée située sur le plateau au sud du village. Ce bâtiment est vieux, ouvert à tous les vents et très inconfortable pour mes hommes. D'autre par, le clocher est vermoulu et menace de s'effondrer, ce qui pourrait provoquer un grave accident..."

Chapelle Saint-Antoine, du presbytère, deuxième lieu de culte.

A son arrivée, l'abbé Delmas installa définitivement le culte dans le presbytère après l'avoir doté d'un autel (le premier ayant été remis en place sur la réclamation de la population), de chaises et de la statue de Saint Antoine de Padoue, patron de la paroisse ; statue bénite par le vicaire général Bouissière en septembre 1899. L'église isolée sur le mamelon fut à peu près tous les ans cambriolée jusqu'à l'arrivé de l'abbé Delmas qui fit descendre le vestiaire de la chapelle. Cependant en 1900, l'église reçut encore des voleurs qui se retirèrent sans rien prendre , puisqu'il n'y avait plus rien.

13 juin 1900. Lettre-pétition d'habitants d'Aïn-el-Turck à l'évêque d'Oran : "nous, soussignés, propriétaires et habitants d'Aïn-el-Turck avons le regret de porter à votre connaissance certains faits qui se passent dans notre paroisse. A la suite des dernières élections municipales, un certain parti de notre village offrait un banquet dimanche 10 juin. M. le Curé n'a pas hésité à aller à ce banquet où nous croyons savoir que des chansons obscènes ont été chantées et que des propos bien malveillants ont été tenus contre le parti contraire. M. le Curé Delmas n'a pas craint de sortir de la réserve et de l'impartialité que ses fonctions lui font un devoir de garder ; nous ajouterons, Monseigneur, que la cousine de M. le Curé s'est livrée, le 31 mai, à une manifestation quelque peu déplacée. Vous estimerez certainement, Monseigneur, que la place de M. le Curé était ailleurs qu'à ce banquet des soi-disant 51 électeurs français et qui en réalité était composé en grande partie d'Espagnols, d'Arabes, de Marocains et même de protestants, et vous concevrez facilement qu'une grande partie de la population d'Aïn-el-Turck soit indignée par la conduite de son prêtre et soit décidée à ne plus assister aux offices et à entamer, si cela est nécessaire, une polémique de presse. Un tel état de choses ne saurait durer davantage ; nous avons donc le regret de vous demander, dans l'intérêt même de notre religion, le déplacement de notre curé..." Une vingtaine de signatures.

1906. Découverte d'un noyé à la "Grotte aux pigeons". Le 19 septembre, des habitants d'Aïn-el-Turck se trouvant dans la petite crique sableuse dite "Grotte aux pigeons", située à hauteur de la cantine Saint-Roch, à mi-chemin entre Aïn-el-Turck et Mers-el-Kébir, aperçurent au large, un corps flottant vers le rivage. Quand il ne fut plus qu'à quelques mètres, plusieurs d'entre eux se mirent à l'eau et ramenèrent le corps sur le sable. Il était vêtu d'une chemise et d'une soutane. Après enquête des autorités, les insignes épiscopaux dont était munie la soutane permirent de supposer que le corps pouvait être celui de l'évêque de Sao Paulo (Brésil), Mgr Camargo, ayant péri lors du naufrage du Sirio, survenu le 4 août près des îles Hormigas, sur les côtes d'Espagne, et qui fit près de 300 victimes. En janvier 1907, après avoir rendu les derniers devoirs à la dépouille mortelle de son vénéré collègue, l'évêque d'Oran informa le vicaire capitulaire du diocèse sud-américain, ainsi que le consul général du Brésil à Paris, que la dépouille de l'évêque avait été renfermée dans un cercueil en plomb et ensevelie provisoirement dans le cimetière d'Aïn-el-Turck. Comme prévu, les Brésiliens réclamèrent le corps. Le consul général du Brésil à Paris informa l'évêque d'Oran que, sur la demande du vicaire capitulaire du diocèse de Sao Paulo, il envoyait son protonotaire apostolique, avec un employé des pompes funèbres se Paris, pour faire procéder à l'exhumation et au transfert des restes de Mgr Camargo. Un service funèbre eut bien lieu à cette occasion dans la cathédrale d'Oran entre le départ du corps d'Aïn-el-Turck et son embarquement.

Saint-Maurice, troisième lieu de culte.



En 1909, suite à la requête de diverses personnes d'Aïn-el-Turck au sujet de la concession d'un terrain où serait édifié un nouveau lieu de culte, M. Debaix, propriétaire, consentit à l'abandon gratuit d'une parcelle de terre destinée à l'édification d'une chapelle dans le triangle située en face de la villa Bastos, à la condition expresse qu'elle porte le nom de Saint-Maurice, tout comme le village lui-même et que la commune se charge des formalités à faire pour régulariser cet état de chose. De plus, il demandait que la fraction restante du terrain après construction de la chapelle, lui soit achetée par la commune, qui effectuerait le déblaiement nécessaire pour que l'on puisse circuler autour de l'édifice. Enfin, il exprimait le désir que la chapelle soit assez vaste pour contenir les fidèles de la commune et trancher ainsi la question de la construction d'une église en remplacement de celle existante. Plus le bâtiment occuperait de place, plus il donnerait de terrain. Il semble que les propositions de M. Debaix aient été acceptées, puisque la chapelle fut construite au bord de la mer sur la route du cap Falcon dans une zone située entre les villas et le village-même de St-Maurice. En 1917, l'abbé Delmas affirmait : "la chapelle Saint-Maurice donne satisfaction à tous et les dons particuliers l'embellissent tous les jours". En 1935, la chapelle Saint-Maurice menaçant ruine et constituant un véritable danger public, il fut décidé de la transformer en salle d'œuvres.

Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité, quatrième lieu de culte.



17 juin 1928. Projet de construction d'une nouvelle église à Aïn-el-Turck, proposé par le nouveau curé, l'abbé Vergnes : "Déplacer la poste et construire en façade sur la grand rue, dans un lot existant de 20 m sur 60. Même en bâtissant la nouvelle poste à l'extrémité du lot, en façade sur la place, il resterait encore 45 m de longueur, c'est plus que suffisant pour une église et son chemin de ronde..."

4 novembre 1930. Lettre du curé d'Aïn-el-Turck à l'évêque d'Oran : "Depuis que l'église de la montagne existe, c'est la quatrième fois que l'on essaie de la déplacer. Vers 1890, le gouvernement alloua une somme dans ce but, on ne fit rien parce qu'on ne s'accorda pas pour l'emplacement. Vers 1902, nouvelle subvention, à la demande du député de l'époque M. Trouin, on ne fit rien parce qu'on ne trouva pas d'emplacement. Il y avait alors des palmiers sur toutes les places du village. En 1910, on réussit, malgré le village qui s'en accommoda parfaitement, à ériger la chapelle Saint-Maurice, laquelle se trouva malheureusement trop exiguë et trop éloignée. Et l'histoire continue, nous ne ferons rien parce qu'il y aura toujours quelqu'un de mécontent pour des raisons qui ne supportent pas la discussion et que personne ne voudra contrarier. L'échec de toutes tentatives d'érection d'églises est dû, non pas à une hostilité irréligieuse mais à une sotte sentimentalité qui existait il y a cinquante ans, qui existe encore aujourd'hui et que l'on peut résumer ainsi : "Il ne faut pas d'église située de telle sorte que pour aller de l'église au cimetière lors d'un enterrement, on soit obligé de repasser devant la maison mortuaire, parce que cela ferait trop de peine à la famille..." En conséquence, à plusieurs reprises et le plus sérieusement du monde, on m'a proposé de construire l'église à côté du presbytère actuel qui est la dernière maison sur la route du cimetière. Et je n'ai pas convaincu les interlocuteurs que descendre l'église du haut en bas de la montagne et la planter à 1500 m des villas et des lots d'agrandissement du village, ce serait échanger une jambe de bois pour une béquille. Je veux une église pour les vivants, eux la veulent pour les morts. Comment nous accorder ?..."

Le quatrième lieu de culte installé dans ce village depuis sa création fut bénit le 11 mai 1933 par Mgr Durand, sous le vocable de Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité. Cette église fut construite sur un terrain acheté à la commune par l'association diocésaine en mars 1931. Le lot n'ayant pas d'accès direct à la voie publique, était relié par une servitude à la place centrale et par une autre servitude, un chemin de trois mètres, au boulevard ouest. L'architecte et l'entrepreneur fut le curé de la paroisse, l'abbé Vergnes. Tous les travaux furent exécutés par des ouvriers en journée, saut le plafond donné à l'entreprise Tessonnier d'Oran.


L'abbé Vergnes, architecte et entrepreneur, dans "son" église.


La première pierre fut posée le 9 avril 1932 par l'abbé Julia, archiprêtre de la cathédrale La largeur de la façade était de 14,50 m, la hauteur de la tour de 17 m ; la longueur totale était de 29 m pour une hauteur de 11. En août 1933, fut commencé le corps de bâtiment comprenant la sacristie, le bureau et une chambre. On y ajouta ensuite une aile faisant fonction de presbytère. Au début de février 1935, il avait été dépensé plus de 250 000 francs pour l'ensemble des travaux auxquels on doit ajouter les dons en nature évalués à 100 000 francs. N'étaient  compris ni les honoraires de l'architecte, ni les bénéfices de l'entrepreneur, ni les journées du contremaitre, le curé ayant à lui seul remplacé ces trois personnes. Tous les frais furent couverts avec le produit d'une souscription, de quêtes spéciales et de kermesses au cours de la saison d'été.

1949. Le Grand Retour.



Le jeudi 9 juin, Aïn-el-Turck sortit de sa réserve pour faire un accueil délirant à Notre-Dame de Santa-Cruz. Une foule nombreuse attendait la protectrice de l'Oranie venant de Bou-Sfer. Le chanoine Vergnes, curé de la paroisse et le père Pairel, directeur du pensionnait Saint-Augustin, reçurent solennellement la Vierge à l'entrée du village, place Vassas. Aussitôt un cortège impressionnant se forma. La marche fut ouverte par la Croix, suivie de petits anges et moines, de la population féminine, des élèves su pensionnat La Colombière, ensuite des Enfants de Marie chargées de la statue, puis de M. Pessoles, maire, avec son conseil municipal, le caïd Boukhatem avec quelques notables musulmans et la foule des hommes. Sur le passage de la Vierge, toutes les maisons du centre étaient gracieusement ornées, décorées et illuminées, car la nuit tombait. Les prières et les cantiques montaient vers le ciel pendant qu'un amplificateur retransmettait dans le lointain le chant de l'Ave Maria de Gounod. Après une minute de recueillement devant le monument aux mort, la procession repartit, passa place de l'Hôtel-de- Ville sous un arc de triomphe aux couleurs mariales surmonté d'une couronne royale et s'achemina vers l'église richement décorée et illuminée où Notre-Dame fut déposée sur un trône élevé en son honneur. A 23 heures, veillée mariale pendant laquelle le chanoine Caparros, avec son éloquence habituelle, prêcha en espagnol puis en français sur les vertus, les bienfaits et les miracles de la protectrice de l'Oranie. Puis ce fut la messe de minuit célébrée par l'abbé Rochais, missionnaire. La grand'messe chantée par la chorale de l'ancienne cathédrale Saint-Louis, sous la direction de M. Joseph Inesta et le chœur des Enfants de Marie, rehaussèrent la cérémonie. A la communion, un prière à la Vierge, pour violon, fut exécutée par le jeune Perello, 13 ans.

Tôt le lendemain, les messes se succédèrent et dans la matinée ce fut le départ pour Bouisseville où un autel en plein air était dressé à La Colombière. Une grand'messe fut chantée par les élèves du pensionnat. En fin d'après-midi, ce fut le départ. Dans une camionnette richement décorée, offerte gracieusement par le caïd, la statue, placée sur le plateau et entourée de gardiennes, fut suivie par une nuée de véhicules, eux aussi décorés, jusqu'au vieux port de Mers-el--Kébir.

La paroisse demeura un havre de paix au milieu de la tourmente et s'il y eu quelques rares incidents, ils furent, semble-t-il, le fait d'éléments étrangers à la paroisse et à la commune. Les constructions elles-mêmes, en train ou en projet, ne furent pas délaissées car les fidèles voulaient achever l'érection du clocher... En regardant plus à l'ouest, vers Notre-Dame du Cap, au cap Falcon, c'était du neuf qui continuait à surgir et à grandir chaque jour, sous la forme déjà harmonieuse d'une vaste chapelle, adaptée aux besoins saisonniers et aux affluences diverses d'une station climatique... "Voila pour le présent" dit le curé Lamour dans son rapport à Mgr Lacaste lors de la dernière visite pastorale du 18 mars 1962. "Quant à l'avenir, Aïn-el-Turck s'efforce de l'envisager avec optimisme. Au regard du profane, ce ne sont pas les édifices sacrés qui attirent le plus les yeux ; ce sont ces grands immeubles qui vont abriter bientôt des centaines de foyers. Et, parait-il, d'autres groupes d'immeubles doivent encore être construits. Aïn-el-Turck, autrefois petit village, est en voie de devenir une grande cité. Si Dieu daigne nous accorder la paix, c'est un bel avenir qu'il faut prévoir, ce sont d'autres églises ou chapelles qu'il faudra construire..."



ndlr : Quelle clairvoyance à 4 mois de l'indépendance ! Si Aïn-el-Turck est effectivement devenue une grande cité, elle n'a plus besoin d'églises ni de chapelles !


Mis à jour le 29/10/2017
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